Métier, honoraires et transparence
Choisir un intermédiaire en crédit à Lyon : sept vérifications en dix minutes
Immatriculation, catégorie, mandant, honoraires, mentions, taux : sept contrôles faits depuis un navigateur avant de confier votre dossier.
Un intermédiaire en crédit se vérifie en ligne par sept contrôles : le numéro d'immatriculation tapé sur le registre public, la catégorie d'inscription, l'établissement mandant nommé, des honoraires chiffrés avant le rendez-vous, la mention qu'aucune somme n'est due avant l'obtention du prêt, l'étendue des pouvoirs, des taux datés avec leur exemple. Un écart entre le site et le registre est une mention inexacte.
Par Sandy MASCART, mandataire d'intermédiaire en opérations de banque et en services de paiement ORIAS 26000541
L'essentiel à retenir
- Le numéro d'immatriculation en pied de page se vérifie en le tapant sur le registre public : il correspond, ne correspond pas, ou n'existe pas.
- Le registre distingue quatre catégories d'intermédiaires, dont « courtier » n'est qu'une : un écart entre le site et le registre est une mention inexacte.
- Toute publicité doit nommer le ou les établissements pour le compte desquels l'intermédiaire exerce, pas seulement les désigner comme partenaires.
- La mention « aucun versement » rappelle qu'aucune somme ne peut être exigée avant l'obtention du prêt : apparente, au mot près, elle s'impose à tous.
- Un taux publié sans date de relevé, sans périmètre ni exemple chiffré complet n'est pas une information vérifiable : c'est un argument commercial.
Dix minutes et un navigateur suffisent pour trier les intermédiaires en crédit, avant même de décrocher votre téléphone. Sept contrôles mesurent ce que la loi leur impose d'afficher, et ce qu'ils publient sans y être obligés : pas la sympathie, des faits vérifiables. Cette page appartient à l'ensemble consacré à mon métier, mes honoraires et ma transparence, et elle vaut aussi pour ce site : chacun des sept critères s'y vérifie.
Comment savoir si l'intermédiaire en crédit que j'ai en face est sérieux ?
En confrontant ce qu'il affiche à ce que l'article R. 519-24 du code monétaire et financier lui impose d'afficher : quatre éléments d'identification sur toute correspondance et toute publicité, quel qu'en soit le support. Leur absence n'est pas un oubli de mise en page mais un manquement, et il se constate sans aucune connaissance juridique.
4 ()Vérification 1 — le numéro d'immatriculation, contrôlé sur le registre
Relevez le numéro en pied de page et tapez-le sur le registre public, orias.fr. Trois issues seulement : il correspond, il ne correspond pas, il n'existe pas. Les deux dernières se passent de commentaire. Un numéro affiché en image, non sélectionnable, se recopie à la main : c'est le seul cas où l'obstacle est probablement involontaire.
Vérification 2 — la catégorie, le contrôle qui trie le plus
Presque personne ne fait ce contrôle. Le registre distingue quatre catégories d'intermédiaires en opérations de banque, et « courtier » n'en est qu'une : l'article qui les compare une à une les détaille.
Confrontez le mot employé sur le site à la rubrique « catégories d'inscription » de la fiche du registre. Un mandataire qui se présente comme courtier affiche une catégorie fausse : la mention d'identification exigée par R. 519-24 devient inexacte, ce qui revient à une mention manquante.
Sur ce site, la catégorie affichée est la quatrième de l'article R. 519-4, I du code monétaire et financier : mandataire d'intermédiaire en opérations de banque et en services de paiement. Plus longue à écrire que le mot courant. Exacte.
Vérification 3 — le mandant, nommé et contrôlable
Un intermédiaire qui exerce pour le compte d'un ou plusieurs établissements doit les indiquer en publicité : l'article L. 322-2 du code de la consommation impose d'y faire figurer leur nom et leur adresse. Pour un mandataire, le registre nomme en outre son mandant : l'information se contrôle des deux côtés.
Obligation distincte de celle qui pèse à l'entrée en relation, laquelle porte en outre sur le numéro d'immatriculation du mandant. Les deux ne se confondent pas et ne se remplacent pas.
- En vigueur depuis le
- Source
- Article L. 322-2 du code de la consommation — Légifrance
« Nos partenaires bancaires » n'est pas une réponse. Demandez les noms et comparez-les au registre : un écart net se découvre ainsi avant de signer, pas après.
Vérification 4 — des honoraires chiffrés, publiés avant le rendez-vous
Aucun texte n'oblige à publier une grille tarifaire en ligne, et c'est ce qui en fait un critère de tri : chiffrer ses honoraires avant le rendez-vous, c'est accepter d'être comparé, et un montant publié est opposable. Un « barème en vigueur » non annexé n'est pas un prix.
Une obligation voisine, souvent citée de travers :
Attention au champ : l'article L. 322-4 du code de la consommation vise les opérations mentionnées à son article L. 312-1, c'est-à-dire le crédit à la consommation. En crédit immobilier, l'obligation de convenir des frais par écrit avant la conclusion ne vient pas de cet article : elle passe par le mandat. Le même article impose par ailleurs à l'intermédiaire d'informer le prêteur de ses frais, pour qu'ils entrent dans le calcul du taux annuel effectif global.
- En vigueur depuis le
- Source
- Article L. 322-4 du code de la consommation — Légifrance
Retenez la seconde moitié : des honoraires non communiqués au prêteur faussent le taux annuel effectif global du contrat. Une bonne question à poser. Le sujet du prix lui-même est traité dans l'article sur les frais de courtage, et ma propre grille est publiée sur la page honoraires.
Vérification 5 — la mention « aucun versement », apparente et au mot près
Le code de la consommation impose une mention précise sur toute publicité d'une personne qui apporte son concours à l'obtention d'un prêt d'argent par un particulier : aucune somme ne peut être exigée avant l'obtention du prêt. Elle doit paraître de manière apparente, et au mot près.
Ne vous y trompez pas : cette mention ne rend pas la prestation gratuite, et elle ne distingue personne. La trouver bien en vue montre qu'un site respecte cette obligation, pas qu'il vous offre un avantage.
Vérification 6 — l'étendue des pouvoirs, connue avant de vous engager
L'obligation vise toute publicité et tout document destinés aux emprunteurs, pas seulement les documents contractuels.
- En vigueur depuis le
- Source
- Article L. 322-3 du code de la consommation — Légifrance
Avant le rendez-vous, trois questions doivent avoir leur réponse : cette personne peut-elle engager un prêteur ? encaisser des fonds ? travaille-t-elle avec un établissement, avec plusieurs, ou sous le mandat d'un autre intermédiaire ? Si le site ne répond pas, posez-les au premier rendez-vous — et faites écrire la réponse dans le mandat.
Exclusivité, rémunération reçue des établissements, périmètre consulté : ce que la loi impose de vous dire est réuni dans les liens avec les prêteurs, ce qu'on doit vous dire, et l'effet de la largeur du périmètre sur votre dossier, dans le panel d'un courtier.
Vérification 7 — des taux datés, avec leur exemple
Un taux publié sans date de relevé, sans périmètre et sans exemple représentatif n'est pas une information : c'est un argument. Le code de la consommation encadre la publicité de crédit immobilier et impose de présenter l'exemple chiffré comme un exemple, jamais comme une condition acquise.
Un taux d'appel présenté sans cette précision laisse croire à une condition acquise. La date de relevé, elle, se vérifie en une seconde : un taux non daté peut avoir plusieurs mois.
- En vigueur depuis le
- Source
- Article R. 313-2 du code de la consommation — Légifrance
Trois questions à poser à toute grille de taux : de quand date-t-elle ? sur quel profil et quelle durée porte-t-elle ? l'exemple chiffré est-il complet — montant, durée, taux annuel effectif global, mensualité, coût total, assurance ? Qu'une seule reste sans réponse, et la grille ne vous sert plus à comparer.
Les sept contrôles en un tableau, à garder ouvert
| # | Ce que vous cherchez | Où vous le trouvez | Fondement |
|---|---|---|---|
| 1 | Numéro d'immatriculation affiché et vérifiable | Pied de page, puis orias.fr | CMF, art. R. 519-24, en vigueur depuis le 15/01/2013 |
| 2 | Catégorie identique sur le site et au registre | Fiche du registre, rubrique catégories | CMF, art. R. 519-4, en vigueur depuis le 31/10/2019 |
| 3 | Mandant nommé | Publicité et fiche du registre | C. consom., art. L. 322-2, en vigueur depuis le 01/07/2016 |
| 4 | Honoraires chiffrés avant le rendez-vous | Page tarifaire, puis mandat | Choix éditorial, hors obligation |
| 5 | Mention « aucun versement » apparente | Publicité, tous supports | C. consom., art. L. 322-2, en vigueur depuis le 01/07/2016 |
| 6 | Étendue des pouvoirs indiquée | Publicité et documents remis | C. consom., art. L. 322-3, en vigueur du 01/07/2016 au 20/11/2026, puis dans sa version suivante |
| 7 | Taux daté, avec périmètre et exemple | Page de taux | C. consom., publicité de crédit immobilier |
Un huitième point ne se vérifie pas sur un site : les avis. Ils racontent le vécu d'autres clients, sans remplacer aucune des sept vérifications ; la page sur les avis dit comment les lire.
Rien ne vous interdit de consulter deux professionnels — c'est même souvent utile, à condition d'éviter le doublon de dépôt bancaire, sujet traité dans l'article sur la mise en concurrence. Et si votre besoin sort du crédit immobilier, la page orientation vous dira vers quel type de professionnel vous tourner, y compris quand ce n'est pas moi.
Les sept contrôles passés ? Exposez votre projet de financement par téléphone, la fiche du registre ouverte à côté.
Sources
Préparer ma demande Appeler le 06 37 98 81 25
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