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Sandy MASCART Conseil et négociation de prêt immobilier · Lyon

Assurance emprunteur · Question précise

L'assurance emprunteur est-elle obligatoire ? Non, mais le prêteur peut l'exiger : qui décide de quoi

Aucune loi n'impose d'assurer un prêt immobilier, mais le prêteur peut l'exiger : ce qu'il décide, ce que vous choisissez, et que faire en cas de refus.

Non : aucune loi ne rend l'assurance emprunteur obligatoire. C'est le prêteur qui peut l'exiger dans son offre, et qui fixe les garanties demandées et la part du capital à couvrir. L'emprunteur, lui, choisit l'assureur : un contrat souscrit ailleurs ne peut pas être refusé s'il présente un niveau de garantie équivalent, et tout refus doit être explicite et motivé.

Par , mandataire d'intermédiaire en opérations de banque et en services de paiement ORIAS 26000541

Bouée de sauvetage couverte de givre qui flotte sur un lac immobile, reliée par une corde à un pieu de bois planté dans l'eau.
Photo Frank Schulenburg · Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0 · recadrée et retraitée, diffusée sous la même licence

L'essentiel à retenir

  • Aucune loi n'oblige à assurer un prêt immobilier : les textes encadrent l'assurance que le prêteur propose ou exige, sans en faire une condition légale.
  • C'est le prêteur qui pose l'exigence, dans son offre, et qui fixe les garanties demandées et la part du capital à couvrir, garantie par garantie.
  • Exiger une assurance n'est pas imposer la sienne : le contrat d'un autre assureur, à niveau de garantie équivalent, ne peut pas être refusé.
  • L'équivalence se juge sur les critères du prêteur : un contrat moins cher qui n'y répond pas peut être refusé, par un refus explicite et motivé.
  • Quand aucun assureur n'accepte, d'autres garanties peuvent être proposées au prêteur, qui reste libre de les refuser.

Non : aucune loi ne rend l'assurance emprunteur obligatoire. C'est le prêteur qui peut l'exiger, dans son offre — et c'est vous qui choisissez l'assureur, à garanties équivalentes. Le code de la consommation encadre l'assurance que le prêteur propose ou exige — ce qu'il doit vous remettre, ce qu'il ne peut pas refuser, ce qu'il ne peut pas facturer — sans jamais en faire une condition légale du crédit. Ce texte fait partie du dossier sur l'assurance emprunteur.

Sujets voisins : pour un bien loué, la page sur l'investissement locatif ; pour le contenu de chaque garantie, la page sur le décès, la PTIA, l'ITT, l'IPT et l'IPP ; pour présenter un contrat extérieur au bon moment, la page sur la délégation ; pour changer de contrat en cours de prêt, la page sur la loi Lemoine.

Une loi impose-t-elle l'assurance emprunteur ?

Non. Les textes sur l'assurance d'un prêt immobilier partent tous du même point : le prêteur propose un contrat, ou exige une assurance. Ils organisent la suite — l'information qui vous est due, l'équivalence des garanties, le libre choix de l'assureur — mais aucun ne fait de l'assurance une condition légale du prêt. Quand elle est exigée, c'est par le prêteur, et par contrat.

Le modèle réglementaire de la fiche standardisée d'information sur l'assurance prévoit en toutes lettres la mention « Votre prêteur n'exige aucune assurance pour l'octroi de votre prêt ». Et pour la publicité chiffrée, le code vise le cas où une assurance « est obligatoire pour obtenir le crédit » : l'exigence est un cas, pas une règle générale. Le coût de l'assurance se mesure d'ailleurs en comparant deux versions du même crédit, l'une où l'assurance est exigée, l'autre où aucune ne l'est.

Comment la réglementation mesure le coût de l'assurance d'un prêt

La différence entre deux taux annuels effectifs globaux : l'un calculé en supposant l'assurance intégralement exigée par le prêteur, l'autre en supposant qu'aucune assurance n'est exigée

En vigueur depuis le
Source
Article R. 314-12 du code de la consommation — Légifrance

D'où vient alors l'idée d'une obligation ? De la pratique des prêteurs. Sur un prêt long, une partie du risque tient à la personne de l'emprunteur : un décès, un arrêt de travail qui interrompt les remboursements. La garantie du prêt, hypothèque ou caution, permet au prêteur d'être remboursé si les échéances s'arrêtent, sans libérer l'emprunteur de sa dette. L'assurance, elle, paie à sa place, dans les limites du contrat. C'est ce risque que le prêteur fait couvrir.

Mousqueton posé sur un fond clair, avec une corde tressée passée dessus en demi-cabestan, le nœud qui sert à assurer une descente.
Photo USCG PTC Developer · Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0 · recadrée et retraitée, diffusée sous la même licence

Qui décide des garanties exigées ?

Le prêteur. Il fixe les garanties qu'il exige et, pour chacune, la fraction du capital à couvrir ; il vous les communique par écrit dans la fiche standardisée d'information, avec les critères qui serviront à juger un contrat souscrit ailleurs. C'est ce document, pas une exigence dite au téléphone, qui fixe la règle du jeu.

Qui fixe les garanties exigées et les critères d'équivalence

Le prêteur

Avant l'offre, quand vous faites examiner le contrat d'un autre assureur, le prêteur lui transmet, par votre intermédiaire, les types de garanties exigées, la part du capital à couvrir garantie par garantie et le rappel de ses critères d'équivalence.

En vigueur depuis le
Source
Article R. 313-23 du code de la consommation — Légifrance
Moment où la fiche standardisée d'information doit vous être remise

Lors de la première simulation

En vigueur depuis le
Source
Article L. 313-10 du code de la consommation — Légifrance

L'exigence varie d'un prêteur et d'un dossier à l'autre : l'un s'en tient au décès et à la perte d'autonomie, l'autre ajoute l'arrêt de travail et l'invalidité. Le détail se lit garantie par garantie. À deux emprunteurs, la couverture de chaque tête se raisonne avec la quotité.

Mailles carrées d'un filet de protection sportif, chacune portant un petit bourrelet de neige, devant un ciel à peine voilé.
Photo W.carter · Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0 · recadrée et retraitée, diffusée sous la même licence

Le prêteur exige, vous choisissez l'assureur

Le prêteur décide qu'une assurance est nécessaire et ce qu'elle doit couvrir ; il ne choisit pas l'assureur. Vous pouvez lui soumettre un contrat souscrit ailleurs, et il ne peut pas l'écarter dès lors que ses garanties atteignent un niveau équivalent à celles du contrat qu'il propose.

Question Qui la tranche Page qui la traite
Le prêt doit-il être assuré ? Le prêteur, dans son offre Celle-ci
Quelles garanties, sur quelle fraction du capital ? Le prêteur, pour chaque garantie Les garanties
Chez quel assureur ? Vous, à garanties équivalentes La délégation
Le contrat soumis est-il équivalent ? Le prêteur, sur ses critères, par un refus motivé s'il dit non L'équivalence
Et après la signature, peut-on en changer ? Vous, quand vous le voulez, sous la même condition La loi Lemoine

Deux règles donnent son contenu à cette liberté, détaillées sur la page consacrée à l'équivalence. Jusqu'à la signature de l'offre, et de nouveau lors d'un changement de contrat, le prêteur ne peut pas refuser un contrat équivalent ; tout refus est explicite, en donne tous les motifs et précise les informations ou garanties manquantes. Et en échange de son acceptation, il ne peut modifier ni le taux ni les autres conditions de son offre, ni réclamer de frais supplémentaires, pas même pour l'examen du contrat que vous lui soumettez.

Cette liberté ne décide pas de l'issue : un contrat moins cher qui ne répond pas aux critères du prêteur peut être refusé. Personne, intermédiaire compris, ne peut promettre qu'un contrat sera accepté ni qu'une économie sera obtenue. Et le choix reste ouvert après la signature du prêt.

Changer d'assurance emprunteur après la signature du prêt
  • Résiliation possible à tout moment oui
  • Prise d’effet après réception de la demande 10 jours

La substitution reste soumise à l'équivalence des garanties et à l'accord du prêteur : en cas de refus, le contrat en cours n'est pas résilié, et le prêt ne reste jamais sans assurance acceptée.

En vigueur depuis le
Source
Article L. 113-12-2 du code des assurances — Légifrance

Si aucun assureur n'accepte : les solutions de remplacement

Le prêt n'est pas impossible pour autant, puisque la loi n'impose pas l'assurance ; il dépend alors de ce que le prêteur accepte à la place, et il reste libre de refuser. Pour les risques aggravés de santé, une convention encadre l'examen des demandes, et d'autres garanties peuvent être proposées au prêteur.

La convention AERAS, ses niveaux d'examen et le droit à l'oubli sont décrits dans la page consacrée au refus d'assurance, avec les montages qui remplacent ou complètent une assurance qui n'aboutit pas : une épargne donnée en garantie, la caution d'un tiers, une autre répartition de la couverture entre deux emprunteurs, une durée plus courte. Chacun a son prix et ses limites, et aucun ne s'impose au prêteur.

Dernier filet, pour un cas précis : le prêteur vous a proposé un contrat d'assurance, l'assureur a subordonné sa garantie à votre agrément, et cet agrément est refusé. Le contrat de prêt est alors résolu de plein droit si vous le demandez, sans frais ni pénalité d'aucune sorte. La demande doit être présentée dans le délai que fixe l'article L. 313-29, 3°, du code de la consommation, à compter de la notification du refus : gardez trace du jour où elle vous parvient.

Avant l'offre : relever ce que le prêteur exige

Côté crédit, le travail de Sandy Mascart commence avant l'édition de l'offre : relever ce que le prêteur exige — garanties demandées, fraction du capital couverte sur chaque tête, critères d'équivalence — et vérifier que le calendrier du prêt laisse le temps de réunir l'assurance.

Mandataire d'intermédiaire en opérations de banque et en services de paiement, Sandy Mascart n'a la main ni sur la réponse de l'assureur ni sur celle du prêteur : il ne garantit aucun accord, aucun tarif, aucune économie. Cet article a une portée d'information. L'activité d'intermédiation en assurance est exercée à titre accessoire de l'activité d'intermédiation en opérations de banque : cet article ne constitue ni une offre d'assurance, ni un conseil personnalisé sur un contrat déterminé.

Les documents du dossier sont listés pièce par pièce, et la rémunération de l'intermédiaire est détaillée sur la page honoraires. Si vous avez déjà une simulation bancaire ou une fiche d'information sur l'assurance, un échange téléphonique montre ce qu'elle vous laisse choisir.

Sources

Préparer ma demande Appeler le 06 37 98 81 25

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