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Sandy MASCART Conseil et négociation de prêt immobilier · Lyon

Capacité d’emprunt, revenus et budget

Combien puis-je emprunter avec 2 000 € par mois ?

Avec 2 000 € de revenus par mois : le calcul de votre capacité d'emprunt pas à pas, les trois verrous de la banque et cinq leviers pour la relever.

À ce niveau de revenu, le montant empruntable découle de trois nombres : la mensualité maximale que les revenus supportent, assurance comprise, la durée du prêt et le taux du moment. Le plafond d'endettement, le reste à vivre propre à chaque banque et le seuil de l'usure bornent le calcul ; sur un budget serré, le reste à vivre bloque souvent le premier. Aucun montant ne peut donc être promis à l'avance.

Par , mandataire d'intermédiaire en opérations de banque et en services de paiement ORIAS 26000541

Grand pressoir à levier du XVe siècle sous la charpente d'un cellier : un bâti de poutres croisées, le long levier de bois qui court jusqu'à la vis et un panier d'osier.
Photo Margot1934 · Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0 · recadrée et retraitée, diffusée sous la même licence

L'essentiel à retenir

  • Le montant empruntable dépend de trois nombres : la mensualité maximale, la durée choisie et le taux du moment, ce dernier échappant à tout contrôle.
  • L'assurance emprunteur entre dans la mensualité qui sert au calcul d'endettement ; l'oublier fait croire à une capacité supérieure à la réalité.
  • Le reste à vivre, non normalisé par un texte, mord souvent avant le plafond d'endettement sur un budget serré.
  • L'apport n'augmente pas la capacité d'emprunt, qui dépend des seuls revenus et charges ; il augmente le budget et finance d'abord les frais.
  • Un crédit en cours retire à la mensualité disponible tout ce qu'il mobilise, et donc le capital que cette part aurait acheté.

Avec un revenu de ce niveau, votre capacité d'emprunt se déduit de trois nombres : la mensualité maximale, la durée et le taux. Les deux premiers se travaillent ; le troisième vous échappe presque entièrement. C'est donc sur eux que tout se joue. Rattaché au dossier sur la capacité d'emprunt, ce guide déroule le calcul dans l'ordre exact où une banque le fait. Il ne le termine pas à votre place : la dernière marche réclame la grille de reste à vivre de la banque, que personne ne publie.

Il s'adresse à une personne seule, salariée, qui achète pour la première fois avec un budget sans marge. À deux, la mécanique change assez pour mériter sa propre page : l'addition des revenus est la partie facile. Et si vous vendez un bien en même temps que vous achetez, la seconde acquisition a son propre calcul, prêt relais compris.

Une note de méthode, d'abord. Aucun tableau de montants figés ici. Un montant empruntable dépend du taux du moment : recopié dans un article, il devient faux en quelques semaines, sans que rien ne le signale au lecteur. Les seuls chiffres de cette page sont des valeurs réglementaires, datées et sourcées.

Combien peut-on emprunter avec 2 000 € de revenus par mois ?

Le montant découle de trois nombres, et d'aucun autre : la mensualité maximale que vos revenus supportent, la durée du prêt et le taux du moment. Le premier dépend de vos charges et du plafond d'endettement réglementaire ; le deuxième est un choix borné par la loi ; le troisième ne se maîtrise pas.

Taux d'endettement maximal applicable à un dossier de crédit immobilier
35,00 %

Plafond fixé par le Haut Conseil de stabilité financière. Il s'applique à la totalité des charges de crédit du ménage, assurance comprise.

En vigueur depuis le
Source
Décision D-HCSF-2021-7, art. 1er — Légifrance

Trois nombres décident : jouez sur les deux que vous maîtrisez

L'erreur classique en rendez-vous consiste à se focaliser sur le taux, celui sur lequel vous avez le moins de prise. Sur une fiche de paie à ce niveau, ce sont les deux autres qui font l'écart.

Le nombre Ce qu'il représente Qui le fixe Votre marge de manœuvre
La mensualité maximale Une part de vos revenus retenus, diminuée de vos charges de crédit La règle d'octroi, sous le plafond d'endettement Réelle : elle dépend de charges que vous pouvez faire bouger
La durée Le nombre de mensualités sur lequel le capital est étalé Vous, dans la limite d'un plafond réglementaire Réelle, mais chaque année ajoutée rapporte de moins en moins
Le taux Le prix de l'argent au moment de l'édition de l'offre Le marché, et votre profil à la marge Faible à court terme

La durée maximale, elle, n'est pas laissée à la discrétion de la banque : elle est encadrée.

Durée maximale d'un crédit immobilier
300 mois

Une durée supplémentaire existe pour les opérations comportant un différé, par exemple un achat en état futur d'achèvement.

En vigueur depuis le
Source
Décision D-HCSF-2021-7, art. 1er — Légifrance

Comment ce montant se calcule-t-il, exactement ?

En deux temps. D'abord la mensualité maximale : revenus retenus, moins les charges de crédit, sous le plafond d'endettement et au-dessus d'un reste à vivre minimal. Ensuite sa conversion en capital, par la formule d'annuité constante, qui dépend du taux et de la durée.

La mensualité maximale, assurance comprise

Le point que la moitié des simulateurs grand public escamote : l'assurance emprunteur est dans la mensualité qui sert au calcul d'endettement. Calculer sa capacité hors assurance, c'est découvrir à l'étude du dossier une mensualité plus lourde que prévu — et une capacité plus faible que celle annoncée à l'agent immobilier.

Le plafond d'endettement n'est pas le seul verrou. Le deuxième, plus discret, est le reste à vivre. Il ne demande pas quelle part de vos revenus part en crédit, mais combien il vous reste pour vivre une fois la mensualité payée. Sur un revenu modeste, c'est très souvent lui qui bloque le premier.

Cette page n'en publie aucun montant, délibérément : aucun texte ne le définit, aucun barème officiel ne le fixe, et les tableaux qui circulent d'un comparateur à l'autre ne proviennent d'aucune source vérifiable. Sa forme, elle, se vérifie : un forfait par adulte, un forfait plus faible par enfant, modulés par le lieu de résidence et le statut d'occupation après l'achat. Sur un budget serré, c'est ce verrou qui décide à quelle banque envoyer le dossier. Le mécanisme est détaillé dans l'article sur la règle du Haut Conseil.

Troisième verrou, invisible tant qu'il ne bloque pas : le taux d'usure. Le taux annuel effectif global de votre offre, assurance et frais compris, ne peut pas dépasser le plafond publié chaque trimestre par la Banque de France pour sa catégorie de prêt. Un dossier peut donc être refusé non parce qu'il endette trop, mais parce que l'assurance pousse le TAEG au-dessus du plafond. C'est rare, et cela touche surtout les profils dont l'assurance coûte cher — souvent ceux qui empruntent avec un budget serré.

Ces plafonds ne sont pas des taux de marché et ne préjugent en rien du taux qui vous sera proposé : ce sont des bornes hautes, et les conditions couramment obtenues se situent nettement en dessous. Ils se lisent par tranche de durée.

Taux d'usure — prêt à taux fixe, durée de 10 ans à moins de 20 ans
4,68 %

Plafond du TAEG, assurance et frais compris. Ce n'est pas un taux proposé.

En vigueur depuis le
Source
Légifrance
Taux d'usure — prêt à taux fixe, durée de 20 ans et plus
5,40 %

Plafond du TAEG, assurance et frais compris. Ce n'est pas un taux proposé.

En vigueur depuis le
Source
Légifrance

La formule qui convertit la mensualité en capital

Une fois la mensualité connue, le capital s'en déduit mécaniquement, par la formule d'annuité constante :

C = M × (1 − (1 + t)^(−n)) ÷ t

où C est le capital emprunté, M la mensualité hors assurance, t le taux périodique mensuel — le taux débiteur annuel divisé par douze, et non le taux annuel effectif global — et n le nombre de mensualités. La division par douze est la convention dite proportionnelle, celle des simulateurs du site ; le contrat de prêt peut en retenir une autre. Dans l'autre sens, pour retrouver la mensualité à partir d'un capital : M = C × t ÷ (1 − (1 + t)^(−n)).

Le piège, presque toujours oublié : le M de cette formule n'est pas la mensualité maximale calculée plus haut. Celle-ci inclut l'assurance, puisque c'est ainsi que le plafond d'endettement se mesure ; la formule, elle, ne rembourse que le capital et les intérêts. Retranchez donc la cotisation d'assurance avant d'appliquer le calcul. Sauter cette soustraction gonfle le capital obtenu de plusieurs milliers d'euros — et c'est exactement l'écart qui apparaît entre le budget annoncé à l'agent immobilier et celui que la banque confirme.

À retenir : chaque euro de mensualité achète un capital d'autant plus grand que la durée est longue et le taux bas. Mais pas de façon linéaire. Les premières années ajoutées rapportent beaucoup de capital ; les dernières peu, tout en ajoutant des intérêts sur toute la durée du prêt. Allonger jusqu'au plafond réglementaire est un levier puissant au début et un mauvais calcul à la fin : regardez ce que la dernière tranche de durée rapporte réellement, en capital, avant de la prendre.

Le sens inverse, du capital à la mensualité, a sa propre page : calculer la mensualité d'un prêt immobilier.

Œillets d'un marais salant séparés par des levées d'argile, avec trois petits tas de sel blanc posés sur les talus au bord de l'eau calme.
Photo LucasD · Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0 · recadrée et retraitée, diffusée sous la même licence

Quel revenu la banque retient-elle sur une fiche de paie à 2 000 € ?

Pas celui qui arrive sur votre compte. La base retenue est plus haute que le virement, parce que l'impôt prélevé à la source n'en est pas déduit ; elle est plus basse que votre total annuel, parce que tout ce qui est aléatoire en est retiré. Sur un budget sans marge, c'est ce second écart qui décide.

Trois lignes du bulletin qui font passer, ou caler, le dossier

La ligne exacte du bulletin qui sert de base est établie une seule fois sur ce site, nature de revenu par nature de revenu, dans l'article consacré au revenu retenu. Ici, seuls comptent trois éléments qui, à ce niveau, font régulièrement la différence entre un dossier qui passe et un dossier qui cale de peu.

  • Le treizième mois ou la prime contractuelle. S'ils figurent au contrat de travail ou à la convention collective, ils sont mensualisés et intégrés. Discrétionnaires, ils sont regardés autrement.
  • Les heures supplémentaires. Régulières et anciennes, elles se défendent. Ponctuelles, elles ne pèsent rien.
  • Les indemnités et remboursements de frais. Ce ne sont pas des revenus : ils compensent une dépense, et ils sont écartés.

Aucun ne se règle au moment du dépôt. Ils se documentent en amont : contrat, avenant, convention collective, bulletins de décembre.

L'apport augmente-t-il votre capacité d'emprunt ?

Non, et c'est le contresens le plus répandu. Votre capacité d'emprunt dépend de vos revenus et de vos charges : elle est la même avec ou sans apport. L'apport n'augmente pas ce que vous pouvez emprunter, il augmente votre budget — et il sert d'abord à payer les frais d'acquisition.

Concrètement, deux personnes aux revenus identiques ont la même mensualité maximale, donc la même capacité. Celle qui dispose d'une épargne a un budget plus élevé, parce qu'elle l'ajoute au capital emprunté. Et si son apport ne couvre pas les frais d'acquisition, elle doit les faire financer — donc emprunter plus que le prix du bien.

Deux nuances. L'apport pèse sur les conditions obtenues, et le taux est l'un des trois nombres du calcul : à mensualité égale, un meilleur taux achète plus de capital, donc l'apport agit bel et bien, indirectement. Et un dossier sans apport n'est pas refusé par une règle de calcul mais par une politique d'établissement : la capacité théorique ne bouge pas, la liste des banques prêtes à l'instruire, si.

Sans apport, apport égal aux frais, apport au-delà : trois situations

Sans apport. Le prêt doit couvrir le prix et les frais — ce que la profession appelle un financement à 110 %. L'expression est une convention de métier, pas une mesure : le poids réel des frais dépend du prix, du régime ancien ou neuf et de la garantie retenue, et il se calcule dossier par dossier. Possible et courant, mais l'analyse se durcit : la banque prête plus que la valeur du bien, et regarde de près la stabilité de l'emploi, l'ancienneté, la tenue des comptes et l'épargne que vous savez constituer chaque mois.

Apport égal aux frais d'acquisition. Le niveau le plus souvent demandé, et sa logique est simple : la banque finance le bien, vous financez ce qui n'a pas de valeur de revente — droits de mutation, émoluments, frais de garantie. Le montant emprunté correspond alors au prix du bien.

Apport au-delà. Faut-il tout mettre dans l'opération ? Presque jamais. La banque regarde aussi votre épargne résiduelle, ce qui vous reste une fois les clés en main. Vider son livret pour emprunter un peu moins rend le dossier plus fragile, pas plus solide.

Montant à viser, sources et traitement fiscal : l'article consacré à l'apport personnel.

Route déserte entre un long mur crépi bordé d'une grille et une haie taillée très haute sur le côté opposé.
Photo Romainbehar · Wikimedia Commons · CC0-1.0 · recadrée et retraitée

Un crédit en cours réduit-il beaucoup la capacité d'emprunt ?

Beaucoup plus que la plupart des gens ne l'imaginent. Chaque euro d'échéance en cours retire un euro à la mensualité disponible — et donc tout le capital que cet euro aurait acheté sur la durée du prêt immobilier. C'est le seul poste où un arbitrage de quelques dizaines d'euros par mois déplace le périmètre de recherche.

Comptent comme charges : le crédit auto, le crédit à la consommation, le crédit renouvelable dès qu'il présente un encours, la location avec option d'achat ou longue durée d'un véhicule, le prêt étudiant — même en différé, puisque l'échéance future existe — et la pension alimentaire versée. Une réserve d'argent adossée à une carte de magasin, jamais utilisée, n'entre pas dans le calcul mais reste lue : c'est l'existence de la ligne qui interpelle l'analyste. Fermez-la avant le dépôt plutôt que de l'expliquer pendant l'instruction. Un découvert récurrent n'est pas une charge au sens du calcul, mais il se lit sur les relevés et pèse sur l'appréciation du dossier.

Solder, racheter, ou ne rien toucher ?

Trois situations, trois réponses.

  1. Un crédit à la consommation court, presque remboursé. Le solder avant le dépôt libère la mensualité, mais consomme de la trésorerie, donc de l'apport et de l'épargne résiduelle. L'arbitrage se fait au cas par cas, avant le dépôt.
  2. Un crédit long à échéance lourde. Rarement soldable. Intégrez-le au plan de financement et annoncez-le d'emblée : un analyste qui le découvre sur les relevés après avoir instruit le dossier ne reprend pas le calcul de bonne humeur.
  3. Plusieurs petits crédits. Le regroupement se discute, mais il allonge la durée et renchérit le coût total. Il ne s'improvise pas la veille d'un dépôt.

L'erreur que je vois le plus souvent : souscrire un crédit — voiture, cuisine, travaux — pendant l'instruction du dossier immobilier. La banque revoit les relevés avant l'édition de l'offre : un nouveau crédit apparu entre-temps fait tomber le calcul, et parfois l'accord.

Que peut-on acheter avec ce budget à Lyon et en première couronne ?

Le passage du budget à la surface se fait en deux temps : budget d'achat égale capital empruntable plus apport moins frais d'acquisition ; surface égale budget d'achat divisé par le prix au mètre carré du secteur visé. Le second chiffre est le plus trompeur des deux.

Trois remarques. Un prix médian d'arrondissement écrase un écart qui va souvent du simple au double d'une rue à l'autre, et un rez-de-chaussée sur cour ne se compare pas à un troisième étage sur rue. La première couronne — Villeurbanne, Vénissieux, Caluire, Oullins-Pierre-Bénite, Bron — ouvre des surfaces que Lyon intra-muros ne donne pas, à condition de compter le trajet quotidien, en argent et en temps. Un bien avec travaux élargit le périmètre, si les travaux sont chiffrés avant l'offre d'achat et intégrés au plan de financement.

Le prix au mètre carré par arrondissement et en périphérie, avec sa méthode, sa période de référence, son nombre de mutations et ses limites, a son article. Cette page n'en reproduit aucune donnée.

Un terme vous arrête ? Le lexique du crédit immobilier le définit et renvoie à l'article qui le traite ; ce que la banque regarde, et dans quel ordre dit comment votre dossier sera lu.

Comment augmenter sa capacité sans augmenter ses revenus ?

Cinq leviers existent, et ils ne se valent pas. Deux agissent sur la mensualité disponible — solder une charge, alléger l'assurance. Deux agissent sur la conversion de cette mensualité en capital — la durée, les prêts aidés. Le cinquième change la nature du dossier : emprunter à deux.

Levier Effet Ce qu'il coûte
Solder une charge de crédit Direct et immédiat De la trésorerie, donc de l'apport et de l'épargne résiduelle
Mettre l'assurance emprunteur en concurrence Réel, et systématiquement sous-estimé Un questionnaire de santé à refaire, et du temps
Allonger la durée Fort, jusqu'au plafond réglementaire Des intérêts sur toute la durée, avec un rendement décroissant
Mobiliser un prêt aidé ou un prêt à taux zéro Fort quand on y a droit Des conditions d'éligibilité à vérifier point par point
Emprunter à deux Le plus puissant de tous Un engagement solidaire, à organiser dans l'acte

Deux leviers restent les plus mal exploités. L'assurance emprunteur se change, même après la signature, et son coût entre dans la mensualité qui sert au calcul d'endettement : c'est un levier de capacité, pas seulement d'économie. Le prêt à taux zéro, lui, abaisse la mensualité moyenne à montant emprunté égal, grâce à sa part sans intérêts souvent assortie d'un différé — ce qui libère de la capacité sur le prêt principal. Son éligibilité dépend de la zone, des revenus et de la nature du bien : elle se vérifie, elle ne se suppose pas.

Ce que je regarde en premier sur un dossier à ce niveau de revenus

Trois choses, dans cet ordre, et rarement le taux.

Les relevés de compte des trois derniers mois. Ils disent ce que la fiche de paie tait : découverts, prélèvements de crédit oubliés, capacité d'épargne réelle. C'est le document qui fait basculer un dossier, dans un sens comme dans l'autre.

La stabilité de la situation professionnelle, plus que son niveau. Un revenu modeste et ancien se finance mieux qu'un revenu supérieur et récent. C'est injuste, et c'est ainsi.

L'écart entre le budget annoncé à l'agent immobilier et le budget réel. C'est là que se perdent les compromis. Un budget annoncé sans l'assurance, les frais d'acquisition et le reste à vivre s'effondre à l'étude, après la signature du compromis — au pire moment.

Ce site ne chiffre pas de capacité d'emprunt : trois des quatre valeurs qui la commandent sont des normes internes de prêteur, qu'aucun texte ne publie. Il chiffre en revanche, à partir d'un prix, ce que l'achat coûte en tout et ce qu'il reste à emprunter — le simulateur de coût total —, l'échéance d'un capital à durée et taux donnés — le simulateur de mensualité —, et ce qui se paie comptant le jour de la signature — le simulateur de frais d'acquisition. Pour savoir lequel des verrous tient votre dossier avant la première visite, faites passer vos trois derniers relevés au crible par téléphone.

Une dernière règle, de méthode : aucune somme ne peut vous être demandée avant que les fonds ne soient effectivement débloqués. Ce n'est pas un argument commercial et ce n'est propre à personne : c'est le code monétaire et financier, et il s'impose à tous les intermédiaires.

Regroupement de crédits

Un regroupement de crédits dont la part des crédits immobiliers ne dépasse pas 60 % du montant total de l’opération relève du crédit à la consommation (C. consom., art. L. 314-10, L. 314-11 et R. 314-18). Le code impose alors la mention suivante sur sa publicité :

Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager

Sources

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