Capacité d’emprunt, revenus et budget · Question précise
Combien puis-je emprunter seul avec 2 500 € par mois ?
Seul avec 2 500 € de revenus par mois : ce qui fixe votre capacité d'emprunt, le verrou qui décide, et où trouver de la marge si le calcul coince.
Seul, le capital empruntable est celui que produit la charge d'emprunt maximale, une fois convertie par la durée et le taux. Cette charge a deux bornes, qui portent sur un revenu unique : le plafond d'endettement du Haut Conseil de stabilité financière, un pourcentage des revenus, et le reste à vivre, un montant que chaque prêteur fixe pour lui-même sans le publier. Aucun montant ne peut donc être annoncé à l'avance.
Par Sandy MASCART, mandataire d'intermédiaire en opérations de banque et en services de paiement ORIAS 26000541
L'essentiel à retenir
- Pour un emprunteur seul, le plafond d'endettement porte sur un revenu unique : aucun second salaire ne compense une ligne que la banque écarte.
- Le plafond est un pourcentage, le reste à vivre un montant : c'est la grille du prêteur, non publiée, qui dit lequel des deux décide.
- Le taux d'effort se mesure sur l'année où les charges d'emprunt sont les plus lourdes, tous crédits en cours compris.
- Un emprunteur seul porte toute la part assurée : le seuil de dispense du questionnaire de santé s'apprécie sur sa seule tête.
- Aucun taux de crédit n'est publié ici : le seul taux qui borne le dossier est le seuil de l'usure, un plafond du taux effectif global et non un prix.
Avec 2 500 € de revenus par mois, seul, votre capacité d'emprunt repose sur un revenu unique : un seul salaire au dénominateur du taux d'effort, une seule tête sous l'assurance, un seul adulte dans la grille du reste à vivre. Savoir ce que ces trois effets changent, c'est savoir où chercher la marge. Cette page, rattachée au dossier sur la capacité d'emprunt, les revenus et le budget, s'arrête là où commence la grille du prêteur, qu'il ne publie pas.
La méthode — trois nombres qui décident, conversion d'une mensualité en capital, apport, crédit en cours — est sur la page consacrée à un revenu de 2 000 €, écrite pour le même lecteur. Celle-ci prend le relais quand le revenu monte d'un cran sans second salaire. À deux, voyez l'article sur l'emprunt en couple ; pour une deuxième acquisition, la page des 3 000 € ; pour le calcul inverse, du capital vers la mensualité, la page du calcul de la mensualité.
Pourquoi aucun montant ne figure ici. Le capital qu'une échéance achète dépend du taux du moment ; écrit en dur, il vieillit sans prévenir personne. Les seuls nombres de cette page sont des valeurs réglementaires, servies avec leur date d'effet et leur source.
Combien peut-on emprunter seul avec 2 500 € de revenus par mois ?
Le capital que produit votre charge d'emprunt maximale, une fois convertie par la durée et le taux. Cette charge a deux bornes : le plafond d'endettement, un pourcentage de vos revenus, et le reste à vivre, un montant que chaque prêteur fixe pour lui-même. Quand on emprunte seul, les deux bornes portent sur un revenu unique.
Plafond fixé par le Haut Conseil de stabilité financière. Il porte sur toutes les charges d'emprunt de l'emprunteur, crédits en cours compris.
- En vigueur depuis le
- Source
- Décision D-HCSF-2021-7, art. 1er — Légifrance
Ce que le Haut Conseil compte, en haut et en bas du ratio
Le plafond vient d'une décision du Haut Conseil de stabilité financière, dont l'article 4 définit les deux termes du ratio. Trois de ses précisions pèsent plus lourd quand on emprunte seul.
- Le dénominateur, c'est votre revenu, et lui seul. Le texte retient le revenu net avant impôt de l'emprunteur, ou la somme de ceux des co-emprunteurs. Sans co-emprunteur, rien ne compense une ligne que l'analyste écarte.
- Ce qui n'est pas stable en sort. Les revenus exceptionnels, qui ne forment pas une ressource stable et récurrente, sont retirés de la base. Prime, variable, heures supplémentaires : chaque nature de revenu se lit dans l'article sur le revenu retenu.
- Le numérateur prend tout, et l'année la plus lourde. Il additionne le prêt demandé et tous les emprunts en cours, quelle que soit leur nature, sur l'année où ces charges pèsent le plus pendant l'amortissement, rapportée aux revenus connus à l'octroi. Les charges y sont des montants totaux dus au sens du code de la consommation : l'assurance exigée pour le prêt y entre par ce renvoi.
Le calcul en quatre étapes, bulletin de salaire en main
- Partir du revenu retenu, ni du virement reçu ni du total annuel affiché.
- Lui appliquer le plafond : on obtient une charge d'emprunt maximale, assurance comprise.
- En retirer les échéances des crédits en cours.
- Chercher le capital dont l'échéance, assurance comprise, tient dans ce qui reste. Le simulateur de mensualité permet d'essayer un capital et de lire l'échéance qu'il donne.
Ces quatre étapes se font seul. La cinquième, non : confronter ce qui vous reste, l'échéance payée, à la grille de reste à vivre du prêteur, qui n'est publiée nulle part.
Plafond ou reste à vivre : lequel décide à ce niveau de revenu ?
Sans la grille du prêteur, personne ne peut le dire. Le sens du mouvement, lui, se démontre : une échéance au plafond laisse une part fixe de vos revenus, qui grandit en euros quand le revenu monte. Face à un forfait par adulte, l'écart se creuse, et le plafond a alors plus de chances de fixer l'échéance que le reste à vivre.
Sur un budget plus serré, c'est souvent l'inverse qui se produit, et la page des 2 000 € explique pourquoi. Deux réserves interdisent d'en faire une règle. Toutes les grilles ne sont pas des forfaits : l'article sur la règle du Haut Conseil relève que plusieurs banques raisonnent en pourcentage au-delà d'un certain revenu, un seuil qu'aucune ne publie. Et « seul » ne veut pas toujours dire une seule personne dans la grille : un parent qui élève seul un enfant emprunte seul, mais son foyer compte un forfait d'enfant en plus. C'est l'une des raisons pour lesquelles deux prêteurs peuvent répondre différemment au même bulletin de salaire.
Et si le calcul dépasse le plafond ?
Le texte laisse aux prêteurs une marge : une part de leur production trimestrielle de nouveaux crédits immobiliers peut déroger aux critères, si une politique écrite de l'établissement le justifie. Cette enveloppe appartient au prêteur ; l'emprunteur ne peut pas la revendiquer.
Enveloppe de l'établissement, jamais droit individuel. Une partie en est réservée aux acquéreurs de leur résidence principale, dont une part aux primo-accédants.
- En vigueur depuis le
- Source
- Décision D-HCSF-2021-7, art. 2 — Légifrance
Sa répartition, et ce qui permet d'y loger un dossier, relèvent de l'article sur la règle du Haut Conseil.
Sur quelle durée, et à quel taux ?
La durée est un choix, borné par un plafond réglementaire. Le taux ne se publie pas ici : il change trop vite pour tenir dans un article. Ce qui est servi, quand la valeur du trimestre est vérifiée, ce sont les seuils de l'usure, au-delà desquels aucun prêt ne peut être consenti, par tranche de durée.
Le texte parle de maturité, différé compris. Une durée supplémentaire existe pour certaines opérations comportant un différé, dans le neuf notamment.
- En vigueur depuis le
- Source
- Décision D-HCSF-2021-7, art. 1er — Légifrance
Pour un emprunteur seul, allonger la durée est tentant : ce levier fait monter le capital sans rien demander à personne. Il se paie en intérêts, et chaque année ajoutée rapporte moins que la précédente : l'article sur le choix de la durée.
Plafond du taux effectif global. Ce n'est pas un taux proposé.
- En vigueur depuis le
- Source
- Légifrance
Plafond du taux effectif global. Ce n'est pas un taux proposé.
- En vigueur depuis le
- Source
- Légifrance
Le taux effectif global ne mesure pas que les intérêts : il intègre les frais et l'assurance exigés pour obtenir le prêt. Sans co-emprunteur, le prix de cette assurance repose sur un seul assuré, son âge et sa santé : c'est par là qu'un dossier correct en endettement peut buter sur l'usure. Le niveau des taux pratiqués se lit ailleurs : l'article sur le baromètre des taux dit où trouver le taux moyen relevé chaque mois, et pourquoi ce n'est pas le vôtre.
Un seul emprunteur, une seule tête assurée : qu'est-ce que ça change ?
La couverture ne se partage pas. Si le prêteur demande que tout le capital soit couvert, la part assurée repose entière sur vous — et c'est elle, appréciée assuré par assuré, qui décide si un questionnaire de santé peut vous être demandé. À encours égal, un couple assuré à parts égales atteint le même seuil avec un prêt deux fois plus gros.
Le calcul contrat par contrat est dans l'article sur la disparition du questionnaire de santé. Deux conséquences sont propres à l'emprunteur seul.
L'arrêt de travail. Aucun second revenu ne porte l'échéance pendant un arrêt : si le contrat comporte une garantie d'incapacité, c'est elle qui prend le relais, après sa franchise et dans la limite de ses exclusions — deux lignes à lire avant de signer, que l'article sur la franchise et le délai de carence décompose.
Le prix. La cotisation entre dans la charge qui sert au calcul d'endettement, donc dans votre capacité. Changer de contrat en cours de prêt est possible à tout moment depuis la loi Lemoine, à garanties équivalentes : l'article qui lui est consacré en décrit la procédure et les délais.
Le PTZ reste-t-il ouvert à une personne seule à ce revenu ?
Le salaire mensuel ne permet pas d'en décider. Le prêt à taux zéro compare un revenu annuel de référence à un plafond qui dépend de la zone du logement et du nombre de ses futurs occupants. Une personne qui habitera seule se lit sur la ligne d'une personne ; un parent qui vivra avec son enfant, sur celle de deux.
Ce revenu de référence n'est pas forcément votre revenu fiscal : le texte retient le plus élevé de deux montants, dont l'un se déduit du coût de l'opération. Année de revenus retenue, zonage, neuf et ancien à Lyon : l'article sur le PTZ à Lyon les traite, et le simulateur de PTZ applique la grille officielle.
Que faire si le calcul coince de peu ?
Agir sur le numérateur plutôt qu'espérer un dénominateur plus haut. Quand on emprunte seul, il n'y a pas de second revenu à ajouter au dossier : la marge se trouve dans les charges en cours, le prix de l'assurance, la durée et le choix du prêteur.
- Une charge de crédit qui se solde. Toute échéance en cours compte, quelle que soit la nature du crédit. Solder un crédit auto ou une location avec option d'achat se décide avant le dépôt, et l'article dédié pose l'arbitrage avec l'apport qu'il consomme.
- Une assurance mise en concurrence. À garanties équivalentes, une cotisation plus faible libère de la place sous le plafond.
- Une durée un peu plus longue, dans la limite réglementaire, en sachant ce que coûte chaque année ajoutée.
- Un autre prêteur. Le plafond est le même partout ; la grille de reste à vivre, non. Quand c'est elle qui bloque, c'est le choix de l'établissement qui se discute.
L'apport manque à cette liste, volontairement : il augmente le budget, pas la capacité d'emprunt, comme l'explique l'article sur l'apport personnel.
Avant de chercher un bien : ce qui reste à vérifier
Un calcul fait chez soi s'arrête au plafond. Reste à vivre, tenue des comptes, stabilité de l'emploi : le prêteur apprécie la suite dans l'ordre que décrit ce que la banque regarde, et dans quel ordre. Ce site ne publie donc aucune capacité d'emprunt chiffrée : il en publie les bornes, et des outils pour ce qui se chiffre : le coût complet d'une acquisition à partir d'un prix, la part payée le jour de la signature. Le passage du budget à la surface s'appuie sur l'article sur le prix au mètre carré à Lyon, méthode et limites comprises. Pour savoir lequel des deux verrous fixe votre échéance, soumettez votre bulletin de salaire au téléphone avant de faire une offre d'achat.
Une dernière règle vaut pour tout dossier : la personne qui apporte son concours à l'obtention d'un prêt ne peut percevoir ni commission ni frais — de dossier, de démarche ou d'entremise — avant le versement effectif des fonds prêtés. Sandy Mascart, mandataire d'intermédiaire en opérations de banque et en services de paiement, y est tenu comme tout autre intermédiaire.
Sources
- Décision D-HCSF-2021-7 — Légifrance
- Article L. 113-2-1 du code des assurances — Légifrance
- Article D. 31-10-3-1 du code de la construction et de l’habitation — Légifrance
- Article D. 31-10-3-2 du code de la construction et de l’habitation — Légifrance
- Article L. 519-6 du code monétaire et financier — Légifrance
- Article R. 314-4 du code de la consommation — Légifrance
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